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4 apprentissages après 9 mois d’incubation projet à Hôtel 71 (Arty Farty)

 
En février 2022, le projet Our Millennials Today a rejoint la nouvelle promotion des médias incubés chez Hôtel 71 du réseau Arty Farty. Je te livre donc ici mes apprentissages que j’en ai tiré après quasi neuf mois passé dans cette nouvelle piscine. Si tu veux lire la partie #1, c'est par ici Voici donc ce que je dirais à la nageuse que j'étais en quête de conseils pour se lancer 👇
 

1. one step at a time

Un de mes épisodes de podcasts pref’ s’appelle « Le temps est ton ami ». C’est le passage de Khyan Khojandi dans Nouvelle École dans lequel il évoque sa relation aux projets, aux changements et à l’introspection.
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Dans une logique de bienveillance, Kyan prononce cette phrase applicable aux projets comme à ses schémas : « corrige une chose à la foiss ».
Et mine de rien, cette phrase, elle s’applique plutôt bien à l’entrepreneuriat. J’ai tendance à vouloir être sur tous les fronts, nager dans toutes les lignes d’eau possible. Mais pour progressesr, j’ai découvert qu’il vaut mieux se concentrer sur un aspect projet plutôt que de s’éparpiller, mettre son énergie partout et s’épuiser en cours de route – testé mais non approuvé.
Alors, lorsque mes vieux démons reviennent, je pense à cette phrase et je ralentis la cadence en recentrant mes efforts. « Une chose à la fois »
 

1 1/2. « on ne peut pas comparer du vin à du raisin »

Bon ok, je triche - déjà - pour cette première leçon et demie tirée du même épisode de Nouvelle École. Kyan prononce aussi cette phrase « On ne peut pas comparer du vin à du raisin » en parlant des réactions de son audience à chaque nouveau projet, plus brouillon, moins abouti que ses créations précédentes comme la série Bref. Et, comme tu peux le lire, c’est normal, car, chaque nouvelle idée est un raisin fraîchement vendangé qui demande à être réduit en jus, mis en bouteille, etc. bref, (lol) de suivre un processus.
Alors, pourquoi comparer son vin « grand cru » à ce raisin ? Ou même, son jus de raisin au vin des voisin·es ?
Dur à appliquer, mais si relaxant lorsqu’on y arrive.
Let’s make some wine sans lorgner le cépage voisin (enfin, on va essayer)
 

2. fais comme pour tes courses de natation, donne toi un cap pour t’entraîner en fonction

S’il y a bien une chose que j’adore, ce sont les défis sportifs. Pour les préparer un maximum et ne pas (trop) souffrir le jour J, je planifie et commence mon entraînement des mois en avance. De cette manière, mon corps s’habitue à l’effort demandé progressivement et sera prêt pour relever le défi.
La logique eût voulu que je calque cette organisation au développement de mon média. Pas du tout – et c’est là que le bat blesse. Pendant un temps, j’avais plutôt tendance à naviguer à vue, sans trop savoir dans quelle direction navigait la piscine Our Millennials Today – ou de manière floue. Mais, sans cap, difficile d’atteindre ou de mesurer ses résultats. Ceci rend d’autant plus difficile la projection, le partage de l’impact de son projet et l’évaluation objective de ses actions pour adapter sa trajectoire ensuite.
Poussé à l’extrême, cela peut même influencer la manière dont on se perçoit – pas de visibilité sur les flotteurs passés au cours de la trajectoire de nage.
Pas besoin d’avoir un cap précis à 10 ans, mais planifier les prochain·es semaines (sous forme de sprints thématiques), mois voire année peut t’aider à t’engager dans une direction et tester certaines hypothèses business.
 
 

3. trouve tes bouées et crée-toi un écosystème de soutien pour ne pas couler

Quand on entreprend, la solitude peut rapidement se faire sentir. Depuis mon passage chez makesense en tant que coordinatrice du programme collectif Sprint - Comprendre sa cible, je garde un soft spot pour le collectif et le pair-à-pair. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai rapidement cherché à trouver un écosystème dans lequel m’insérer pour éviter ce sentiment en rejoignant un incubateur.
En complément de cet accompagnement, j’ai créé un groupe de codéveloppement d’entrepreneuses en lancement (+ groupe WhatsApp) pour capitaliser sur ces dynamiques de groupe et faire face collectivement à des problématiques entrepreneuriales.
Savoir que d’autres personnes partagent mon expérience, mes doutes et parfois mes galères a quelque chose de rudement rassurant 👀 Cela permet aussi à chacune de s’inspirer de l’aventure de ses adelphes tout en participant – via l’intelligence collective – à son développement.
 

4. bonne (et mauvaise) nouvelle : ta principale limite, c’est toi

J’ai eu ce flash ce mois-ci, en plein coaching entrepreneurial, alors que nous nous penchions sur une thématique qui me semblait étrangement familière … avant de me rendre compte que nous avions effectivement déjà évoqué ce sujet appliqué à un autre pan du média en début d’année.
Je te laisse imaginer ma frustration devant cette micro-épiphanie.
De ce fait, j’avoue, je ne saurais te dire si c’est vraiment une bonne ou une mauvaise nouvelle nouvelle. Quoiqu’il en soit, dis toi que tu n’auras jamais été aussi proche de la source : pratique pour t’y pencher en profondeur !
Autant te prévenir : cette plongée en bathyscaphe dans les tréfonds de ton être n’est pas de tout repos. En revanche, elle est très instructive. Et, comme la piscine Molitor ne s’est pas construite en une nuit, tu ne pourras pas déconstruire de vieilles croyances ou habitudes en un clin d’œil. Mais un accompagnement peut te permettre de les mettre en exergue pour essayer de mieux composer avec et les déconstruire.
Encore une fois, « Une chose à la fois, on corrige une chose à la fois »
ps : tu peux compléter ce travail personnel avec un suivi psychothérapeuthique si besoin de creuser plus avant cette introspection
 
 
©novembre 2022
 

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